Hallucinations...

Le saule gronde
L'orage pleure
Miroir jeu des ondes
Mon reflet se meurt

La mer chagrine
Se fend d'écume
Des spectres se dessinent
Amertume

L'océan a peur
Envahisseur
Ou larme d'huile
Et fleuve tranquille

Les feuilles meurent
Sanglot d'automne
Devenues fantômes
Ô belles fleurs

Hiver sinistre
Ton pâle contour
Toi gourmand triste
Tyran en velour

La suave rose
Epine de désir
Sous la neige repose
Souvenirs...

Printemps menteur
Offrant la saveur
Et la reprenant
Prince arrogant

Le ciel ne saigne plus
Griffes mielleuses
Vagues pourpres
Un ange se tue

Arc en ciel fuit
Comme tout sur terre
Il n'est que magie
Illusions amères

Le long de mes yeux
Coulent mes peurs
Et plus je pleure
Plus j'y succombe

Quel est ce monde
Je vois des ombres
Clair ou sombre
Guetteur je les sonde

Beau papillon
Mort se décompose
Tristes moroses

Hallucinations...


Artz Dea
Hallucinations...

# Posté le jeudi 13 octobre 2005 12:49

Modifié le lundi 04 juin 2007 11:24

Femme de flamme

Sous les caresses délicieuses du souffle
Elle est prise d'incontrolable secousses
Si prise d'excitation que mes yeux souffrent
Mes doigts caressent sa chevelure rousse

Elle brille dans la nuit, elle brille dans l'ennui
Mon corps tout entier à son contact brûle
Et elle me dévore maîtresse des envies
Elle embrase mon corps sans prendre de recul

Je gémis sous les brûlures des caresses
L'ivresse des caresses de cette diablesse
Pousse dans ma peau, plaisir au tranchant rasoir

Et mon regard perdu dans les feux de l'espoir
Qui s'éteignent, debout git meurt, c'est le réveil
D'un rêve d'où elle a fuit, morne chants d'ailes...

Artz Roez Dea
Femme de flamme

# Posté le lundi 24 octobre 2005 10:43

Modifié le lundi 04 juin 2007 11:25

Femme de flamme

Larme (posté par Acherontia)
Sous les caresses délicieuses du souffle
Elle est prise d'incontrolable secousses
Si prise d'excitation que mes yeux souffrent
Mes doigts caressent sa chevelure rousse

Elle brille dans la nuit, elle brille dans l'ennui
Mon corps tout entier à son contact brûle
Et elle me dévore maîtresse des envies
Elle embrase mon corps sans prendre de recul

Je gémis sous les brûlures des caresses
L'ivresse des caresses de cette diablesse
Pousse dans ma peau, plaisir au tranchant rasoir

Et mon regard perdu dans les feux de l'espoir
Qui s'éteignent, debout git meurt, c'est le réveil
D'un rêve d'où elle a fuit, morne chants d'ailes...

Artz Roez Dea

# Posté le mardi 25 octobre 2005 12:01

Modifié le lundi 04 juin 2007 11:25

Eveil... (posté par Acherontia)

Eveil... (posté par Acherontia)
Ce fut une nuit glacée, endormie là, je gisais, immobile. Perdue dans un repos que j'espérai éternel, je baignais dans un calme de mort. Un bruissement d'aile, puis un crissement rompirent ce silence macabre et m'arrachèrent de mon sommeil profond. Yeux exorbités, pupilles rétractées, je cherchai d'une main tremblante l'interrupteur de ma lampe. Soudain une lumière rouge sombre éclaira la pièce...les murs paraissaient se recouvrirent de veines sanglantes, esquissant d'abord un dessin, puis donnant vie à de magnifiques Sphinx à tête de mort. Deux d'entre eux s'envolèrent. Le premier se posa sur ma joue et courut lentement sur mon visage, traînant derrière lui sa cape noir...tout à coup, il se jeta sur mon ½il droit, le déchiqueta et le dévora. Douleur intenable, je ne pus m'empêcher de crier, jusqu'à ce que le deuxième décida de se précipiter au fond de ma gorge et de m'étrangler.
Je ne sais combien de temps plus tard, je me réveillai une seconde fois, mais là c'était d'un sommeil inqualifiable. Allongée sur un lit de satin brodé, je heurtai ma main sur un bois froid. J'étais enfermée. Inconsciemment, je me mis à griffer férocement le bois du cercueil, puis la terre, pour ensuite ressortir une de mes mains de la tombe. Je me hissai hors de ce caveau, me relever me demanda un effort incroyable. Je remarquai alors que une de mes jambes était dans un état de décomposition avancée, et que l'autre était déjà réduit à un assemblage d'os. J'étendis mes bras devant moi, mes deux avant-bras étaient dépourvus de chair. Effrayée je courus vers la rivière qui longeait le cimetière. Examinant mon reflet, je découvris que la moitié de mon visage n'était que crâne. A la place de mon ½il droit surgit le papillon de nuit. Prise d'un malaise, je tombai à la renverse. Une foudroyante douleur me saisit au niveau de ce que j'appelai autrefois mon ventre. Secouée de convulsions, je délaçai ma robe mortuaire et une nuée de papillons de nuits s'échappa de ma cage thoracique à présent mise à nue. Elle alla s'écraser sur le sol, formant une flaque de sang. Je m'en approchai, rampante et agonisante malgré ma mort déjà passée. Apparut alors au milieu du sang un texte écrit en caractère gothique noir : « Esprit blessé d'une peur inexpliquée, puisse ton âme cicatriser, dans ce corps tu resteras enfermée tant que tu ne sauras pas la défier » Comprenant le message, je me relevai. Il me fallait apprendre à aimer ce que j'avais toujours détesté... ma descente aux enfers ne faisait que commencer... car un papillon je devais aimer...

# Posté le mercredi 26 octobre 2005 06:50

Modifié le lundi 04 juin 2007 11:25

Le cochet

Le cochet
C'est une poésie qui date un peu, mais tant pis, mon humeur ne m'en permet pas des plus joyeuses...(de toutes facons les plus joyeuses ne sont pas faites pour ce blog, n'est ce pas?)

Le Cochet

C'est la fin, l'Apocalypse, le Ragnarök
Les ténèbres noires ailes de corbeau règnent
Sous mon carrosse un long chemin de noirs rocs
Je meurs et je n'y peux même si je me démène
Il y a un monstre en moi qui me déchire
La folie dans mon esprit est le plus grand rire
Chaque bruit me brise et chaque voix m'assassine
De sombres nuages cachent le crépuscule
Les pâles ailes pourpres ôcre, meurent, reculent
Présent hic et nunc de la faute de mes flammes
Une femme cause les plus horribles des maux
Pour être à nouveau dans la lumière il faut
Je le sais demander au cochet son coeur, son âme...

Artz Roez Dea
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# Posté le jeudi 27 octobre 2005 09:41

Modifié le mardi 05 juin 2007 02:16